- La Ferme de Becquevoort: quadrilatère en briques et pierre de
Gobertange.
- La Ferme du Vicaire, en briques et pierre blanche, dotée d'un
porche-colombier. Elle a été récemment restaurée en profondeur.
- La Ferme Hamoir, ancienne propriété de l'Abbaye de Malonne. Ce
bâtiment du XVIIIe.s. possède également un porche-colombier.
- La Ferme "del Thour", reconstruite au XIXe.s. en carré est
probablement bâtie sur l'emplacement d'un manoir féodal.
Au centre du village d'Autre-Eglise, une ancienne ferme "Le
Prieuré" jouxte le presbytère, magnifique demeure ceinturée par un
mur couronné également par un porche-colombier daté de 1737.

Dans la rue du Piroy est située une jolie fermette de la seconde
moitié du XVIIIe.s. Elle est bâtie en briques et pierre blanche sur un
soubassement en moellons.
De nombreuses chapelles sont parsemées dans le paysage:
- Notre - Dame des Affligés
- Notre - Dame du Sacré - Coeur
- Sainte-Barbe.
Bomal
L'existence du village de Bomal est attestée depuis l'an mil. Ce fut
une comtesse Alphaïde qui donna ses terres à l'église de Saint-Lambert
en faisant ainsi une enclave liégeoise en territoire de Brabant.
Aujourd'hui, paisible petit village agricole, il est situé au nord-est de
la commune de Ramillies et est entouré d'Autre-Eglise, de Glimes, de Jauchelette, d'Huppaye et de Mont-Saint- André,
sur le territoire duquel il se prolonge par le hameau de "L'Alloux".
Plusieurs cours d'eau traversent son territoire: la Grande Gette, le
Thorembais, le Heubais, le ruisseau d'Hédenge ou des Corées.
De son passé, Bomal a conservé plusieurs bâtiments intéressants:
- L'église Notre-Dame du Rosaire, érigée sur une éminence est de
construction classique sauf la tour qui est beaucoup plus ancienne, de
style roman (XIe.s. - XIIe.s.), en moellons de grès.

Face à l'église, se trouve la Cure, habitation de briques et grès,
qui date de 1737 et qui fut une des premières à être classée par la
Commission des Monuments et Sites.

En contrebas de l'église se trouve la:
- "Ferme de la Tourette", bel ensemble architectural typique
en carré et aux murs chaulés. Une partie remonte au début du XVIIe.s..
Cette ferme est construite sur l'emplacement présumé de la Seigneurie de
Bomal.
Cet ensemble architectural constitue le principal attrait du village.
A Bomal on découvre également de nombreux "lieux-dits"
qui existent depuis des temps reculés; connus de ses habitants, ils
témoignent de la mémoire du temps:
- La Campagne Saint-Roch
- Ribais
- La Tombe
- La Baclaine
- Bomelette
- Le Bois de Boloy
- La Croix Bouvier
- La Campagnette
- Le Golet
Geest - Gérompont
Le village de Geest-Gérompont obtint une franchise en 1372 et par la suite
devint le chef-lieu de la Mairie (déjà !) qui couvrait les
villages de Ramillies, Offus, Folx-les- Caves, Hédenge, Mont-Saint-André et Longchamp.
Il s'agissait à l'origine de deux villages distincts Geest portait
également le nom de "Geest-Saint-Pierre " sous lequel il
était encore connu lors de la bataille de Ramillies de 1706. C'est
d'ailleurs à Geest au lieu-dit "Les Tainières" à la
"Fontaine-aux-crapauds" que selon Charles Gheude:
'C'est ici que se termina
la bataille de Ramillies
Car aux tainières se donna
le coup final tranchant les vies.
Et l'on peut voir, après l'assaut
Marlborough fier de sa victoire
A la fontaine aux crapauds
Mener son cheval pour y boire.
Geest devrait son nom à une origine néerlandaise, geest signifiant
"hauteur sablonneuse"
L'église Saint-Remy de Geest est une petite bâtisse classique en
briques et pierre blanche. Datant de la deuxième moitié du XVIIIe.s.
elle possède une nef de quatre travées. La tour trapue et carrée
daterait elle du XIIe.s., elle fut remaniée au XIXe.s.

C'est à Geest-Gérompont que se situe la maison communale de Ramillies, qui
est le centre administratif pour l'ensemble des villages qui forment la
commune.

Il y a aussi un centre sportif situé sur le même site que la maison communale.
Un étang à proximité offre aux pêcheurs l'occasion d'y pratiquer
leur sport.

Les villages qui l'entourent sont:
Autre-Eglise, Bomal, Grand-Rosière, Mont-Saint- André, Noville-sur-Mehaigne, Ramillies-Offus et Thorembais-Saint-Trond.
Les cours d'eau qui parcourent Geest-Gérompont sont:
- Le "Ri de Rosière"
- Le "Ri de la Blanchisserie"
Il existe également à Geest-Gérompont de très nombreuses sources
et fontaines.
Grand-Rosière-Hottomont
Tout comme Petit-Rosière et Geest-Gérompont, la commune de Grand-Rosière fut réunie à celle d'Hottomont en 1822.
A Hottomont le monument le plus remarquable est la tombe Gallo-Romaine d'un général qui aurait porté le nom d'Othon. C'est de là que
provient le nom d'Hottomont. Ce tumulus arboré, en bordure de l'antique
route romaine Bavay-Maastricht (dite de Brunehaut), surplombe de ses 13
mètres la plaine Hesbignonne et est considéré comme le plus important
des tumuli de nos régions.

L'ancienne chaussée romaine marque la limite de la province de Namur
et des villages de Taviers et Noville-sur-Mehaigne tandis qu'à
l'ouest l'on retrouve Perwez au nord, Gérompont et au sud Ramillies.
Pendant plusieurs siècles cette route, modeste aujourd'hui, fut la
voie principale reliant le sud au nord du pays.
L'église Notre-Dame à Grand-Rosière est une construction en
briques et en pierre qui comporte une tour carrée à trois niveaux sur
une base romane en moellons de quartz et de grès. Le portail en pierre
bleue daterait de 1760. La nef possède trois travées et un transept
saillant. Le tout fut remanié en 1869.

Grand-Rosière et Hottomont possèdent de magnifiques fermes:
- La "Ferme de Waulsort", située le long d'une route
étroite, date du XVIIIe.s.. Les bâtiments disposés en forme fermée sur
une cour intérieure en carré sont construits en briques et pierre bleue.
L'entrée se fait par un porche coiffé d'une toiture pyramidale,
comportant un clocheton. Jusqu'en 1787 elle appartenait à l'Abbaye de Waulsort dans le Namurois.
- Le "Ferme d'Aubremé" est une importante ferme déjà
citée en 1690. Elle est propriété de la même famille depuis le
XVIIIe.s.. Impressionnant ensemble architectural très homogène, la ferme
est construite selon la tradition du Brabant, en quadrilatère autour
d'une cour intérieure. Le corps de logis est doté de deux tourelles
carrées, coiffées de bulbes en ardoises. Le remarquable porche-colombier semble daté de 1725. Signalons encore la présence d'un
oratoire qui fut partiellement détruit en 1724 et rétabli en1863, il
est dédié à Saint-Gilles.
Le bassin de la Meuse prend naissance immédiatement à l'est de la
chaussée romaine et Grand-Rosière est donc situé à la limite du
bassin de l' Escaut.
Le territoire est parcouru par le Steinbais, qui prend sa source à
Hottomont et la Jauchelette qui vient de Perwez.
Huppaye

La terre limoneuse de Hesbaye caractérise le paysage qui couvre la
plus grande partie du territoire de ce village.
Les entités limitrophes d'Huppaye sont: Autre-Eglise, Bomal,
Jauchelette, Jodoigne et Jodoigne-Souveraine. Jusqu'en 1795 Huppaye
faisait partie de Jodoigne ainsi que le hameau de Molembais-Saint-Pierre
qui fut rattaché à Huppaye en 1811.
Le "Ruisseau Saint-Jean", et le "Ri des Gotteaux"
sont les deux cours d'eau qui coulent paisiblement vers l'Escaut lointain.
Huppaye et Molembais sont déjà cités dès le XIe.s.. Leur destin se
confond fréquemment au cours de l'histoire, qui est liée à celle de
Jodoigne.
L'église Saint-Jean-Baptiste fut érigée une première fois en
1600 au même emplacement que l'église actuelle qui elle date de 1766.
Auparavant la paroisse dépendait de Saint-Médard à Jodoigne.
La construction de Saint-Jean-Baptiste est de style classique et
réalisée en briques et pierre blanche. L'unique nef comporte trois
traverses et est précédée par une tour à trois étages surmontée d'un
clocher à bulbe qui aurait servi de modèle à l'église de Perwez.

Huppaye possède plusieurs fermes d'importance dont il faut citer:
- La "Ferme du Grand Chateau", fief des Duras au XIIe.s.,
offre un beau quadrilatère. Selon la tradition, les maçonneries
apparentes sont de pierre blanche. Les différents corps actuels furent
bâtis aux XVIIe.s., XVIIIe.s. et XIXe.s..
- La "Ferme de Chantraine", ancienne Commanderie de l'Ordre
des Chevaliers de Jérusalem et ensuite de l'Ordre de Malte, fondée en
1173 et 1175 sur proposition du Comte Gilles de Duras. Elle fut le siège
principal de l'ordre dans nos contrées. Les bâtiments furent incendiés
dans la première partie du XVe.s.. La ferme actuelle fut reconstruite et
remaniée aux XIIe.s., XVIIe.s., XVIIIe.s; et XIXe.s.. Les bâtiments dont
les murs sont chaulés sur base de goudron entourent une vaste
cour polygonale. L'ensemble est en cours de restauration par les propriétaires
actuels.
Au hameau de Molembais on trouve l'église Saint- Pierre, construite
en style néo-gothique en 1845. Elle remplace une ancienne chapelle qui se
trouvait à cet emplacement un siècle plus tôt.
La "chapelle Saint-Pierre" fut inaugurée le 24
décembre1654 par Charles de Brabant au milieu des bois dits de
"Saint-Pierre". Détruite, elle fut reconstruite non loin de
là vers 1838. Ce simple petit oratoire se caractérise par sa situation
à la lisière du bois, près de la fontaine et la mare qui donnent
naissance au ruisseau Saint-Pierre.
Mont-Saint-André
Mont-Saint-André formait avec Bomal une terre franche liégeoise en
Brabant. Elles appartenaient toutes deux au Chapitre de Saint-Lambert
dans la Principauté de Liège.
Son existence remonte à la période gallo-romaine comme l'attestait
la présence de tumuli aujourd'hui disparus.
L'église de Saint-André est entourée d'un cimetière clos par un
mur de moellons. Elle possède une nef de quatre travées, un sanctuaire
flanqué de deux sacristies du XVIIIe.s. et du XIXe.s., un choeur gothique
du XVIe.s. et une tour d'origine romane. Le portail Louis XV est
millésimé de 1757. La flèche est à bulbe sur toiture en pavillon.
Cette église servait également de paroisse au village de Gestiaux situé
à quelques centaines de mètres au nord-ouest et aujourd'hui entièrement
disparu.

Saint-André était un lieu de pèlerinage réputé pour les
éleveurs de bovidés de la région et l'on venait même de Hoegaarden
pour que les vaches soient préservées des afflictions.
La ferme de la "Haute Masquinière" exploitée jadis par
l'Abbaye de la Ramée existait déjà en 1565. Le logis actuel quant à
lui, date du XIXe.s. et une partie remonte au XVIIIe.s.. Elle fut
fortement remaniée durant le vingtième siècle et sert aujourd'hui
d'habitation.
En se rapprochant de Bomal, on peut apercevoir, longeant la route, la
"Ferme Saint-Lambert", quadrilatère en briques. Elle
présente un ensemble homogène datant des années 1775. Le pavillon
d'entrée est percé d'une porte cochère, qui, surmontée d'une niche,
mène vers la cour pavée. Cette ferme, tout comme le village, était
aussi propriété du Chapitre Saint-Lambert.
Mont-Saint-André est entouré de Bomal, Autre-Eglise, Geest-Gérompont, Thorembais-les-Béguines et Glimes.
La rivière principale qui parcourt Mont-Saint-André est la Grande
Gette alimentée par de nombreuses sources et ruisseaux secondaires.
Petit-Rosière

Le village fut scindé en deux lors de la construction en 1748 de la
chaussée de Namur à Louvain. Ce fut la première route d'importance
bâtie sous le règne de Marie-Thérèse d' Autriche.
De la route, on aperçoit l'église Saint-Symphorien, bâtisse
composée de trois nefs de style classique, en briques et pierre bleue sur
un soubassement en moellons. Les tours et annexes ont été réalisées en
style néo-classique. La cure et son jardin clôturé, fut construite en
briques et pierre bleue à la fin du XVIIIe.s..

Petit-Rosière fut réuni par fusion à Geest-Gérompont une première fois
en 1809 sous le régime français, confirmé par la suite, sous le régime
hollandais en 1822, pour faire en 1970, partie d'un plus grand ensemble
composé de Geest-Gérompont, Bomal et Mont-Saint- André, lors d'une
première fusion des communes.
Non loin de l'église se trouve:
- La "Ferme Saint-Jean", construite au cours du XVIIe.s.,
cette ferme faisait partie des biens du Chapitre de Saint-Jean
l'évangéliste à Liège, elle le resta jusqu'en1794. Les bâtiments
actuels datent de la première moitié du XVIIIe.s. mais furent
transformés au début du XIXe.s.. Cet édifice chaulé, de dimension
imposante, est construit autour d'une cour carrée qui l'enferme. Son
pavillon d'entrée en briques est percé d'un portail en anse de panier,
en grès.

La "Chapelle Sainte-Reine" qui est située au bord du
sentier conduisant de Perwez à Mont-Saint- André, a été érigée en
1756 par Robert de Bavay, abbé de Villers. Sous l'ancien régime, un
religieux y célébrait la messe une fois par jour. Cette fréquence fut
ramenée à deux fois l'an à partir de 1865:
- le premier jour des Rogations
- le jour de la fête de Sainte-Reine
Ramillies-Offus
Ramillies-Offus est un village entouré de petits bois parsemés parmi
des vastes champs et des bocages riches en biodiversité, parcourus par
quelques chemins creux qui conservent comme un refuge une flore et une
faune préservées.

Proche de l'antique chaussée romaine de Bavai à Maastricht, il
connaissait déjà une population active lors de l'époque romaine.
Ce qui fit la renommée de Ramillies fut sa situation au centre de la
bataille célèbre de 1706, à laquelle elle donna son nom. C'est là, que
sur ces vastes plaines s'affrontèrent les troupes commandées
respectivement par le Maréchal de Villeroy, pour l'armée des deux
Couronnes (France - Espagne) et par le Duc de Marlborough, pour l'armée
Alliée (Angleterre - Provinces-Unies).
Ramillies et Offus furent longtemps deux communautés distinctes,
dépendantes de la mairie de Geest-Gérompont et ce ne fut qu'en 1811 qu'elles
furent réunies en une seule commune. Les entités conservèrent toutefois
deux paroisses distinctes ressortissant de doyennés différents.
L'église actuelle de Ramillies dédiée à Saint-Hubert est de style
néo-baroque, bâtie en briques et pierre blanche. Elle fut achevée en
1867.

Celle d'Offus, quant à elle est dédiée à Saint-Feuillien, (tout
comme la chapelle d'Hédenge). Elle fut construite par le même architecte
E. Coulon. Elle est elle de type
néo-classique et fut achevée en 1864.

Au moyen âge, le territoire de Ramillies, comme celui d'Offus était
fort morcelé.
Petit à petit, l'abbaye Cistercienne de Villers prit une partie
prédominante de la propriété terrienne mais ne fut pas la seule. Le
chapitre de Fosse, l'Abbaye de Malonne, La Ramée, Salzinne, et Basse-Wavre y avaient tous des biens.
De nombreuses fermes typiques du Brabant wallon sont dispersées dans
l'entité:
- La "Basse Cense", vendue en 1769 par l'Abbaye de Villers,
est constituée de bâtiments datant du XVIIe.s. et du XIXe.s. regroupés
autour d'une cour carrée.
- La "Haute Cense", a également fait partie des biens
aliénés en 1796 de la même Abbaye de Villers après un incendie. Le
quadrilatère en son centre date de la première partie du XVIIIe.s. et de
la première moitié du XIXe.s. Le porche, daté de 1715 est couvert
d'ardoises à croupe.
A Offus il faut en outre signaler:
- La "Cense Seny", construction de briques, moellons de
quartz et de grès entourant une cour allongée à cinq côtés, fut
érigée entre le XVIIIe.s. et le XXe.s.
- La "Grande Cense", fit partie de la Seigneurie de Bourdeaux,
en Brabant. Construite selon la tradition en quadrilatère, les divers
corps datent du XVIe.s. au XVIIIe.s., le tout est chaulé avec base
passée au goudron sur des plinthes en moellons.
Les cours d'eau qui arrosent Ramillies-Offus sont la Petite Gette, qui
départagea longtemps les adversaires lors de la bataille de 1706. L'Offus,
la Quintelette et le Gilain. Tous alimentent le bassin de l'Escaut